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Phedre3.

Phedre3.

De tout un peu.

Publié le par Pierrette LEGRIS

certains m'ont fait remarquer que dans mon texte "la ballade du pendu"(je n'avais pas cité la source d'inspiration F Villon), cela me paraissait peut être trop évident !! d'ailleurs je suis bien incapable d'écrire dans le français de l'époque alors pour réparer cet oubli à ceux qui ne connaissent pas ce poème, voici l'original Frères humains, qui après nous vivez, N'ayez les coeurs contre nous endurcis, Car, si pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tôt de vous mercis. Vous nous voyez ci attachés, cinq, six : Quant à la chair, que trop avons nourrie, Elle est piéça dévorée et pourrie, Et nous, les os, devenons cendre et poudre. De nôtre mal personne ne s'en rie ; Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! Si frères vous clamons, pas n'en devez Avoir dédain, quoique fûmes occis Par justice... Toutefois vous savez Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis. Excusez-nous, puisque sommes transis, Envers le fils de la Vierge Marie, Que sa grâce ne soit pour nous tarie, Nous préservant de l'infernale foudre. Nous sommes morts, âme ne nous harie, Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! La pluie nous a debués et lavés, Et le soleil desséchés et noircis. Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés, Et arraché la barbe et les sourcils. Jamais nul temps nous ne sommes assis Puis çà, puis là, comme le vent varie, A son plaisir sans cesser nous charrie, Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre. Ne soyez donc de nôtre confrérie ; Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

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elpoueto 21/08/2013 09:08

J'ai étudié en littérature cette ballade des pendus !