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Phedre3.

Phedre3.

De tout un peu.

Publié le par phedre3

Aux amis inconnus
 Ces vers, je les dédie aux amis inconnus,
 A vous, les étrangers en qui je sens des proches,
 Rivaux de ceux que j’aime et qui m’aiment le plus,
 Frères envers qui seuls mon cœur est sans reproches
 
Et dont les cœurs au mien sont librement venus.
 Comme on voit les ramiers sevrés de leurs volières
Rapporter sans faillir, par les cieux infinis,
 Un cher message aux mains qui leur sont familières,

 Nos poèmes parfois nous reviennent bénis,
Chauds d’un accueil lointain d’âmes hospitalières.
 Et quel triomphe alors!Quelle félicité
 Orgueilleuse, mais tendre et pure, nous inonde,

 Quand répond à nos voix leur écho suscité,
 Par delà le vulgaire, en l’invisible monde
 Où les fiers et les doux se sont fait leur cité!
 Et nous la méritons, cette ivresse suprême,

 Car si l’humanité tolère encor nos chants,
 C’est que notre élégie est son propre poème,
Et que seuls nous savons, sur des rythmes touchants,
 En lui parlant de nous lui parler d’elle-même.

Parfois un vers, complice intime, vient rouvrir
Quelque plaie où le feu désire qu’on l’attise;
Parfois un mot, le nom de ce qui fait souffrir,
 Tombe comme une larme à la place précise

Où le cœur méconnu l’attendait pour guérir.
 Peut-être un de mes vers est-il venu vous rendre
 Dans un éclair brûlant vos chagrins tout entiers,
 Ou, par le seul vrai mot qui se faisait attendre,
Vous ai-je dit le nom de ce que vous sentiez,

 Sans vous nommer les yeux où j’avais dû l’apprendre.
 Vous qui n’aurez cherché dans mon propre tourment
 Que la sainte beauté de la douleur humaine,
 Qui, pour la profondeur de mes soupirs m’aimant,
Sans avoir à descendre où j’ai conçu ma peine,
Les aurez entendus dans le ciel seulement;

Vous qui m’aurez donné le pardon sans le blâme,
 N’ayant connu mes torts que par mon repentir,
 Mes terrestres amours que par leur pure flamme,
 Pour qui je me fais juste et noble sans mentir,

 Dans un rêve où la vie est plus conforme à l’âme!
Chers passants, ne prenez de moi-même qu’un peu,
 Le peu qui vous a plu parce qu’il vous ressemble;
 Mais de nous rencontrer ne formons point le vœu
 
Le vrai de l’amitié, c’est de sentir ensemble;
Le reste en est fragile, épargnons-nous l’adieu.

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Virgulke & Yannick 02/08/2009 10:40

Bonjour chère Phèdre. Merci de ton passage récent sur le blog de l'actualité littéraire. Virgule et moi t'envoyons de doux bisous. A très bientôt. Virgule & Yannick.

Elpoueto 02/08/2009 10:25

Bravo jules , c'est super...bien !

rainbow 01/08/2009 22:48

Ma petite phedre, je suis bien rentrée hier en fin d'après-midi et mille pardons de ne pas m'être manifestée plus tôt. Je t'appellerai demain car je viens juste de voir le message de Brice. Je suis quand même un peu déçue car j'aurais tellement aimé que vous profitiez de cet endroit charmant ! Enfin sait-on jamais ! Le poème que tu as mis est très touchant et je ne connaissais pas l'auteur. Gros bisous et à très bientôt.

Elena800 01/08/2009 06:25

C'est un bien joli poème que tu nous proposes ! Je ne connais pas l'auteur. Bisous

Arc-en-ciel 31/07/2009 21:57

Bonsoir Phèdre,

Ce poème est magnifique. Merci de ce partage qui met des mots sur nos pensées.

Bisous,

Arc-en-ciel

JIPEHEM 31/07/2009 19:38

Je crois que tout est dit dans ce texte. Et toi tu es de plus en forte avec déroulements...
GROSBIZOUX

Renard 31/07/2009 19:05

Ne prendre que le peu qui nous plait parce qu'il nous ressemble, que voici une belle invite...
Blogueusement

yvrenu 31/07/2009 17:08

bonjour Phèdre, voici mon adresse du blog
perc14.over-blog.com
je te souhaite un bon week-end et t'embrasse.Amicalement Yvrenu