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Phedre3.

Phedre3.

De tout un peu.

Publié le par Pierrette LEGRIS

 

De nombreuses légendes racontent la naissance du jeu d'échecs. Voici les 2 plus connues.

La légende du brahmane Sissa
Un prince indien très riche passant ces journées à s'ennuyer demanda a ses sages de lui inventer quelques choses pour faire cesser cet ennui. Quelques temps plus tard le sage Sissa lui apporta un nouveau jeu : les échecs. Le prince trouva ce jeu passionnant et y joua des journées entières. Pour remercier Sissa, il lui demanda quelle récompense lui ferait plaisir. Le sage répondit qu'il voudrait le nombre de grains de blé nécessaire pour remplir l'échiquier de la façon suivante : 1 grain sur la première case, 2 sur la seconde, 4 sur la troisième, 8 sur la quatrième... etc en doublant le nombre de grains jusqu'à la 64ième case. Le prince trouva cette demande bien modeste.
En réalité le nombre de grains à réunir est astronomique et irréalisable ! En effet, le nombre précis est 2^64 - 1 (2 à la puissance 64, c'est-à-dire 2x2x2x2x2...64 fois) ce qui donne précisément : 18 446 744 073 709 551 615. Cette légende était déjà connue au moyen âge !

La légende du grec Palamède
Le grec Palamède aurait inventé ce jeu durant la guerre de Troie (1300 avant J.C.) afin de rompre l'ennui des soldats.
Dans la mythologie grecque Palamède est l'un des héros de la guerre de Troie, fils de Nauplios (roi de l'île d'Eubée).
Remarque : aujourd'hui il est clairement acquis que les Grecs (comme les Romains plus tard) ne connaissaient pas le jeu d'échecs.

La première revue consacrée au jeu d'échecs fondée en 1836 s'appellera Le Palamède. Vous pouvez consulter cette revue sur Google Livre.
Vous trouverez des précisions sur les auteurs citant Palamède dans la rubrique culture de mjae.com

Le chaturanga (chatrang, shatranj)

Le chaturanga est souvent cité comme l'ancêtre le plus probable. C'est vrai pour le chaturanga à deux joueurs mais c'est probablement faux pour le chaturanga à quatre joueurs. Cette hypothèse est pourtant très souvent développée, y compris dans des ouvrages récents (ex: Larousse du jeu d'échecs).
Chaturanga est un terme sanskrit qui selon la traduction la plus probable signifie : quatre (chatu) membres (anga). Ce terme faisant référence aux quatre corps de l'armée indienne (infanterie, char (ou chariot), cavalerie, éléphant). Chatrang est le nom perse et Shatranj le nom arabe.
Ce jeu se jouait à quatre et avec un dé. Chaque camps possédait un char, un cheval, un éléphant, un roi et quatre soldats (pions).

Le nom des pièces

sanskrit persan arabe latin ancien français français
Chaturanga Chatrang Shatranj Scaci, Ludus scacorum Esches Echecs
Rajah Shah Shah Rex, (scacum) Roy Roi
Mantri Farzin Firzan, Fiz (ou Vizir) Ferzia Fierge (Reine) dame
Roka (bateau)
Nauka (navire)
Rukh Rukh Rochus Roc Tour
Hasti Pil Fil Alphiles Alphin, Aufin Fou
Ashwa Asp Faras Equus Chevalier Cavalier
Padati Piyadah Baidaq Pedes Paon Pion

Ce tableau est extrait du livre L'univers des échecs

L'expression Echecs et mat provient directement de l'arabe al-shah-mat : le roi est mort.

 

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